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  • IMUSim : simuler les capteurs inertiels pour mieux comprendre la fusion GNSS/IMU

    IMUSim : simuler les capteurs inertiels pour mieux comprendre la fusion GNSS/IMU

    L’expression IMUSim simulation inertielle GNSS/IMU désigne un environnement de simulation open-source. Il permet de comprendre la fusion capteurs et de valider les algorithmes RS3 et Telemachus. Ainsi, il constitue un outil clé dans ce domaine.

    IMUSim simulation inertielle GNSS IMU
    Schéma simplifié d’une simulation inertielle IMUSim (accéléromètres et gyroscopes virtuels).

    Pour valider un algorithme de fusion GNSS/IMU, il faut d’abord disposer de signaux réalistes.
    En effet, c’est précisément le rôle d’IMUSim, un environnement de simulation open-source. Il permet de générer des mesures d’accéléromètres et de gyroscopes virtuels.
    De plus, c’est une brique essentielle pour comprendre les fondations physiques et statistiques de la fusion inertielle. Elle est utile avant d’aller vers les approches hybrides (MMKF, DVSE) utilisées dans RS3 et Telemachus.

    Voir le projet IMUSim sur GitHub


    1. IMUSim et la simulation inertielle GNSS/IMU

    Développé par Young et al. (2011), IMUSim est un simulateur Python conçu pour la recherche et l’enseignement en traitement de signaux inertiels.
    Il permet de :
    – modéliser la cinématique d’un objet en 3D (trajectoires, vitesses angulaires) ;
    – générer les lectures correspondantes d’un capteur IMU (accéléromètres, gyroscopes, magnétomètres) ;
    – injecter des modèles de bruit réalistes, basés sur la variance d’Allan ou des paramètres physiques connus ;
    – tester des filtres de Kalman ou des algorithmes d’estimation d’attitude (AHRS).

    L’objectif est d’offrir une base cohérente et reproductible pour expérimenter. Ainsi, on peut travailler sans dépendre du matériel physique.


    2. Architecture et fonctionnement

    IMUSim repose sur une approche orientée simulation. Ainsi, il comprend plusieurs modules :
    – un module cinématique gère la dynamique de mouvement (position, vitesse, rotation) ;
    – un module de capteur applique un modèle d’erreur IMU, comprenant biais, dérive, marche aléatoire et cross-axis ;
    – un moteur de génération temporelle produit des signaux échantillonnés à fréquence configurable (jusqu’à plusieurs centaines de Hz).

    Le modèle de bruit IMU repose sur les paramètres caractéristiques (biais, dérive, marche aléatoire angulaire). Ces paramètres sont ajustables via les coefficients Allan.
    Formellement, le bruit peut être modélisé comme :
    (\omega_m = \omega_t + b + \eta),
    où (\omega_m) est la mesure, (b) le biais lentement variable, et (\eta) le bruit blanc gaussien.

    Les sorties sont exportables sous forme de fichiers CSV ou Python. En somme, elles sont prêtes à être intégrées dans d’autres environnements (MATLAB, ROS, RS3).


    3. Liens avec RS3 et Telemachus

    Dans le cadre de RS3 (RoadSimulator3), IMUSim constitue une référence historique. En effet, il a inspiré la logique de simulation inertielle (génération des signaux à 10 Hz, bruit inertiel, topographie).

    Les principes d’IMUSim se retrouvent dans plusieurs aspects :
    – la chaîne RS3 → Telemachus, où les signaux IMU simulés sont convertis au format pivot ;
    – le pipeline de validation Telemachus (RFC-0007, RFC-0009) pour tester les algorithmes de fusion GNSS/IMU ;
    – les études sur les erreurs stochastiques et la reproductibilité (C4 VAE).

    IMUSim reste un outil de référence pour l’enseignement et la recherche. Il illustre la propagation des erreurs inertiales et leur correction par filtrage. De plus, il s’intègre naturellement dans les workflows modernes RS3 et Telemachus.

    Lire aussi : RS3, simulateur inertiel 10 Hz


    4. Pourquoi c’est encore pertinent ?

    Même si de nouveaux frameworks (DVSE, MMKF) utilisent l’apprentissage profond, la simulation inertielle reste indispensable.
    Elle sert à générer des cas extrêmes de mouvement (accélération, virages serrés, vibrations).
    De plus, elle permet de valider des algorithmes en conditions contrôlées.
    Par ailleurs, elle aide à quantifier la dérive et à calibrer les modèles de bruit.

    Les travaux récents de Liu (2023) et Mafi (2025) prolongent cette logique. En effet, ils s’appuient sur les principes de modélisation inertielle d’IMUSim. Toutefois, ils les étendent à des contextes GNSS/IMU hybrides ou appris.


    5. En résumé

    IMUSim reste un pilier conceptuel dans la recherche en fusion inertielle.
    Il est simple, open-source et rigoureusement documenté.
    De plus, il est parfait pour comprendre la propagation des erreurs IMU.
    C’est un lien direct entre physique, mathématiques et simulation numérique.

    IMUSim est plus qu’un simulateur. En effet, c’est la base conceptuelle de la recherche en fusion inertielle. Il lie physique, mathématiques et simulation numérique.
    Son héritage perdure dans RS3 et Telemachus. Ces derniers poursuivent cette mission de validation ouverte et reproductible.

    En conclusion, IMUSim simulation inertielle GNSS/IMU reste un pilier de la recherche moderne sur la fusion inertielle.


    ✳️ Références :
    – Young, P. et al. (2011) — IMUSim: A Simulation Environment for Inertial Sensing Algorithm Design and Evaluation.
    – Liu, H. et al. (2023) — A Comprehensive Review of GNSS/INS Integration.
    – Mafi, S. et al. (2025) — Consensus Multi-Model Kalman Filter for Robust Vehicle State Estimation.

  • Filtrage invariant GNSS IMU : approche robuste de localisation RS3

    Filtrage invariant GNSS IMU : une approche géométrique pour la robustesse

    Le filtrage invariant GNSS IMU révolutionne la fusion de capteurs pour la localisation des véhicules. Contrairement aux méthodes classiques, ce filtrage invariant s’appuie sur la géométrie des groupes de Lie, garantissant stabilité et précision dans les pipelines RS3 et Telemachus.

    filtrage invariant GNSS IMU localisation RS3
    Le filtrage invariant (IEKF) applique la géométrie des groupes de Lie à la localisation véhicule.

    De quoi parle le papier original ?

    L’article “Invariant Filtering on the Two-Frame Group for Vehicle Localization with Unknown Parameters” (Chauchat et al., 2024) étend le cadre du Groupe à Deux Cadres (TFG) pour estimer non seulement la position et l’attitude d’un véhicule, mais aussi des paramètres inconnus comme le bras de levier GNSS et le facteur d’échelle (lié au rayon des roues ou à la pression des pneus).

    Grâce à un changement de variables astucieux (X' = X / s), le système peut être reformulé sur le groupe de Similitude (Sim(2)), permettant d’obtenir des équations d’erreur autonomes — cœur de la robustesse du IEKF.

    Les résultats montrent un taux de convergence supérieur à 98 %, même avec des erreurs initiales d’attitude supérieures à 200°, là où l’EKF standard échoue presque toujours.


    Schéma conceptuel du filtrage invariant GNSS IMU

    schéma filtrage invariant GNSS IMU RS3
    Schéma conceptuel du filtrage invariant sur groupe de Lie.

    Dans ce schéma, la géométrie du mouvement est directement intégrée dans le filtre.
    L’erreur évolue sur le groupe lui-même (et non dans un espace linéaire arbitraire), garantissant des propriétés de stabilité fortes.


    Application du filtrage invariant GNSS IMU à RS3 et Telemachus

    Ce cadre n’est pas purement théorique : il inspire directement la conception de pipelines de simulation et de validation inertielle dans RS3 et Telemachus, en offrant une base mathématique rigoureuse pour évaluer la cohérence physique des modèles.

    Problème traité Approche RS3 / Telemachus Lien avec IEKF
    Estimation de vitesse sans GNSS Modèles inertiels simulés + apprentissage supervisé L’IEKF fournit une référence physique stable
    Gestion des erreurs de capteurs Modélisation paramétrique RS3 + profils de bruit Telemachus Même logique de propagation autonome
    Bras de levier et échelle véhicule Simulation topologique et inertielle Reprend les notions de Sim(2) et d’échelle dynamique

    Perspectives

    L’extension du filtrage invariant vers des modèles multi-capteurs (GNSS, IMU, roues, caméras) ouvre la voie à des pipelines hybrides où la géométrie des groupes de Lie sert de colonne vertébrale pour intégrer l’apprentissage automatique.
    Les travaux récents sur les Kalman invariants multi-modèles (MMKF) (Mafi et al., 2025) prolongent cette direction, et RS3 pourrait jouer un rôle clé comme banc de test ouvert pour ces architectures.

    Ces approches posent les bases d’un paradigme où la géométrie remplace la linéarisation approximative du monde inertiel.
    En d’autres termes, les systèmes deviennent géométriquement cohérents avant même d’être corrigés par les données.


    Complément scientifique

    Le filtrage invariant repose sur la définition d’un espace d’erreur autonome :

    Ẋ = f(X, u)
    où X désigne l’état estimé et E = χ⁻¹·ĥχ l’erreur sur le groupe de Lie.

    Contrairement au filtre de Kalman étendu, la dynamique de l’erreur ne dépend plus de l’état estimé, garantissant stabilité et convergence.

    Lire l’article original sur HAL

    Lire aussi : RS3, simulateur inertiel 10 Hz


    📚 Références
    – Chauchat, A., Barrau, A., Bonnabel, S. (2024). Invariant Filtering on the Two-Frame Group for Vehicle Localization with Unknown Parameters.
    – Boguspayev et al. (2023). A Comprehensive Review of GNSS/INS Integration.
    – Mafi, F. et al. (2025). Consensus Multi-Model Kalman Filter.
    – Young, A.D. et al. (2011). IMUSim: A Simulation Environment for Inertial Sensing Algorithm Design and Evaluation.

  • Telemachus standard télématique : un format ouvert pour les données véhicules

    Telemachus standard télématique : un format ouvert pour les données véhicules

    Telemachus standard télématique : un format ouvert pour unifier les données véhicules. Inspiré de GTFS, il améliore la recherche, l’assurance et la mobilité intelligente.

    Introduction : pourquoi un nouveau standard télématique est nécessaire

    Les véhicules connectés génèrent une masse croissante de données : GPS, vitesse, freinages, consommation, diagnostics embarqués… Pourtant, la télématique reste fragmentée. Chaque fournisseur propose ses propres formats, ses API, ses conventions de nommage.

    👉 Conséquence :

    • Les chercheurs peinent à comparer les résultats, faute de reproductibilité.
    • Les data scientists passent plus de temps à nettoyer les données qu’à les analyser.
    • Les industriels restent enfermés dans des solutions propriétaires coûteuses et difficiles à interconnecter.

    Par conséquent, une évidence s’impose : il faut un langage commun de la télématique.

    C’est la mission de Telemachus standard télématique, une spécification ouverte qui vise à devenir pour la télématique ce que
    GTFS a été pour les transports publics.

    Telemachus format ouvert – pivot de la télématique et de la mobilité

    État de l’art : formats existants et leurs limites

    1. Les formats propriétaires des plateformes télématiques

    Chaque acteur définit son propre format. On retrouve des exports en CSV, JSON ou XML, mais toujours différents dans leur structure, leurs unités, leurs fréquences.

    Ainsi :

    • La vitesse peut être exprimée en km/h, m/s ou mph, sans métadonnée claire.
    • Les événements (freinage, accélération) sont codés de manière hétérogène.
    • La fréquence d’échantillonnage varie de 1 Hz à 10 secondes, rendant toute comparaison difficile.

    2. Les formats de référence en mobilité

    De plus, plusieurs formats sont utilisés en mobilité :

    3. Les approches académiques

    En effet, les chercheurs publient leurs données en CSV ou Parquet, mais chaque dataset est structuré différemment. Impossible de bâtir un corpus commun reproductible.

    👉 En résumé : beaucoup de formats, aucun pivot.

    Panorama des sources actuelles : une dispersion problématique

    Au-delà des formats de référence (GTFS, MDS, NDS), il existe aujourd’hui une grande diversité de sources télématiques, chacune avec ses contraintes et formats. Cette dispersion rend l’intégration complexe et justifie la nécessité d’un pivot comme Telemachus standard télématique.

    1. Les plateformes SaaS B2B

    Des acteurs comme Geotab, Verizon Connect, Samsara ou Fleet Complete proposent des solutions complètes de gestion de flotte.

    Les données sont accessibles via des API JSON/REST propriétaires, avec des schémas spécifiques à chaque fournisseur.

    Les informations sont souvent limitées à des événements (démarrage, arrêt, freinage brusque), avec peu ou pas de granularité inertielle.

    👉 Problème : l’interopérabilité entre fournisseurs est quasi inexistante.

    2. Les OEM (constructeurs automobiles)

    Les constructeurs (BMW, Stellantis, Mercedes, etc.) proposent leurs propres portails connectés.

    Chaque marque définit ses variables (vitesse, consommation, diagnostic OBD-II) et son format.

    L’accès est généralement restreint et soumis à certification.

    👉 Problème : une absence d’harmonisation entre marques et un verrouillage fournisseur.

    3. Les boîtiers télématiques “bruts” (Teltonika, Queclink…)

    De nombreux opérateurs déploient des boîtiers OBD-II ou AVL comme Teltonika ou Queclink.

    Ces équipements génèrent des trames binaires riches (GNSS, parfois IMU intégrée), mais au format propriétaire.

    👉 Problème : un travail d’ingénierie lourd est nécessaire pour parser, interpréter et normaliser les données.

    4. Les plateformes cloud

    Des solutions comme AWS IoT FleetWise, Azure IoT Hub ou Google Cloud Mobility offrent des pipelines de collecte et d’analyse.

    Cependant, elles laissent les clients définir leurs propres schémas JSON, sans standard global.

    👉 Problème : une hétérogénéité persistante, simplement déplacée dans le cloud.

    En résumé, la dispersion des sources SaaS B2B, OEM et boîtiers bruts démontre qu’il est urgent de converger vers un
    standard unique et extensible : c’est précisément la vocation de Telemachus standard télématique.

    Telemachus : la philosophie d’un format pivot

    Telemachus s’inspire du succès du GTFS : créer une spécification ouverte, simple mais extensible, adoptable par tous.

    Principes fondamentaux

    1. Un format standardisé : une base commune décrivant trajectoire et contexte.
    2. Extensible : modules complémentaires (ex. Fleet Premium pour les flottes).
    3. Interopérable : facilite le passage d’un fournisseur à l’autre.
    4. Ouvert et documenté : hébergé publiquement, versionné, utilisable par chercheurs et industriels.

    Structure des données

    Le cœur de Telemachus repose sur :

    • Un fichier dataset.yaml décrivant le jeu de données (métadonnées, fréquence, capteurs).
    • Des tables normalisées : trajectory, imu, events, context.
    • Un modèle clair de timestamps unifiés, pour fusionner GNSS, IMU, météo, typologie routière.

    L’importance de l’IMU

    L’une des grandes innovations de Telemachus est de placer l’IMU (accéléromètres, gyroscopes) au cœur de la spécification.

    Pourquoi ?

    • Les capteurs GNSS seuls ne disent rien de l’inertie réelle du véhicule.
    • L’IMU capture les micro-événements : freinage brusque, dos d’âne, virage serré.
    • Couplée au GPS, elle permet une reconstruction fine et exploitable des trajets.

    👉 Telemachus considère donc l’IMU comme pilier fondateur du format.

    La continuité avec RoadSimulator3

    RoadSimulator3 (RS3) avait pour ambition de simuler des trajets véhicules réalistes :

    • Trajectoires GPS à 10 Hz
    • Inertie (accélérations, freinages)
    • Topographie et météo
    • Gyroscope et bruit stochastique

    Avec RS3, il est devenu possible de produire des jeux de données synthétiques complets.

    Mais restait une question : comment les stocker et les partager dans un format exploitable universellement ?

    👉 Telemachus est la réponse naturelle.

    Il fournit le conteneur standard qui permet de diffuser, comparer et réutiliser les données RS3 — mais aussi les données réelles issues de flottes.

    En clair :

    • RS3 = laboratoire de génération et validation.
    • Telemachus = standard d’échange et d’exploitation.

    Bénéfices pour les data scientists

    Avec Telemachus, un data scientist peut :

    • Charger un dataset dans pandas ou Spark sans passer des heures à mapper les colonnes.
    • Comparer des trajets de différentes sources car le schéma est homogène.
    • Fusionner simulation (RS3) et réel (flotte) dans un même pipeline.
    • Appliquer directement ses modèles de ML/IA sans réécriture fastidieuse.

    👉 Résultat : plus de temps pour la science, moins pour le nettoyage.

    Cas d’usage

    • Assurance : détection de comportements à risque calibrée par inertie + météo.
    • Smart city : référentiels de virages dangereux, zones de surconsommation énergétique.
    • Constructeurs automobiles : validation d’ADAS et conduite autonome sur datasets reproductibles.
    • Chercheurs : publications comparables et réplicables grâce à un format ouvert.

    Conclusion

    En combinant GNSS, IMU et événements de conduite, Telemachus devient la pierre angulaire de la télématique ouverte. Ce format pivot rapproche recherche, industrie et mobilité durable, tout en assurant transparence et interopérabilité.


    Références

    Illustration du Telemachus standard télématique pour les données véhicules

    👉 À lire aussi :
    RoadSimulator3 : simulateur inertiel 10 Hz
    Telemachus v0.2 – Structurer le standard ouvert de la donnée mobilité
    Détection d’événements de conduite par IMU embarquée

  • Fusion GNSS LIDAR inertielle véhicule : vers une localisation plus robuste

    Fusion GNSS LIDAR inertielle véhicule : vers une localisation plus robuste

    La fusion GNSS LIDAR inertielle véhicule devient essentielle dans les systèmes de navigation de véhicules autonomes. Dans cet article, nous explorons une nouvelle méthode proposée par Cheng et al. (2025) combinant odométrie LIDAR, pré-intégration IMU et positionnement GNSS dans un cadre unifié, afin d’obtenir une localisation robuste même en milieu urbain dense ou à haute vitesse.

    Pourquoi fusionner GNSS, IMU et LIDAR ?

    Les approches LIDAR ou visuelles seules souffrent de dérives cumulées lors de longues trajectoires ou de pertes de signal. Le GNSS, bien qu’imparfait en ville, apporte une référence globale utile pour corriger ces dérives. En couplant les trois sources, on obtient une estimation de pose plus fiable et continue.

    Une architecture modulaire efficace

    • Odométrie GNSS : utilisée pour initialiser ou relocaliser rapidement le système.
    • Pré-intégration IMU : fournit une estimation rapide de mouvement entre deux mesures.
    • Odométrie LIDAR avec Dynamic-ICP : méthode de recalage pointcloud plus rapide et robuste.
    • Filtrage IKF contraint : améliore l’estimation des angles d’attitude avec les vitesses GNSS.

    Résultats expérimentaux

    Testée sur les jeux de données KITTI et HK UrbanNav, la méthode réduit l’erreur RMSE de plus de 50 % par rapport à LOAM ou NDT. La fusion adaptative (équation 18 du papier) ajuste dynamiquement la pondération GNSS selon la fiabilité estimée.

    Intégration dans RoadSimulator3

    Cette approche de fusion GNSS LIDAR inertielle véhicule peut enrichir RoadSimulator3, en simulant des conditions de relocalisation, de cartes préalables, ou des environnements dégradés. Une implémentation réaliste du Dynamic-ICP serait un excellent test pour valider des stratégies de fusion multi-capteurs.

    🔗 Lire l’article complet sur arXiv
    🔗 Voir la thèse RoadSimulator3

    fusion GNSS LIDAR inertielle véhicule – schéma du système de localisation
    Figure – Schéma de la fusion GNSS-LIDAR-IMU (source : Cheng et al., 2025)
  • Calibration extrinsèque LiDAR-GNSS : une méthode sans cible

    Calibration extrinsèque LiDAR-GNSS : une méthode sans cible

    calibration extrinsèque LiDAR-GNSS sans cible

    La calibration extrinsèque LiDAR-GNSS est une étape cruciale pour garantir la précision des systèmes multi-capteurs embarqués. Cet article explore une approche sans cible physique, directement applicable aux véhicules autonomes.

    Auteurs : Jeong et al. (2025)

    Référence : arXiv:2507.08349 — DOI : https://doi.org/10.48550/arXiv.2507.08349

    🔍 Résumé de l’étude

    Ce travail propose une approche d’optimisation conjointe pour calibrer plusieurs capteurs LiDAR et un système GNSS/INS sans recours à des cibles physiques. Cette méthode permet une calibration stable et précise, même dans des environnements sans marqueur visuel.

    🎯 Intérêt pour RoadSimulator3

    Une calibration extrinsèque fiable est essentielle pour générer des données simulées alignées entre IMU, LiDAR et GNSS. Cette méthode peut inspirer la fusion des trajectoires simulées avec des systèmes réels, en évitant les recalibrages manuels.

    🧩 Limites

    Le modèle repose sur des hypothèses de mouvement du véhicule qui peuvent ne pas être valides en conduite extrême. De plus, la généralisation à d’autres types de capteurs (caméras, radars) n’est pas traitée.

    🚀 Perspectives

    L’extension vers des calibrations multi-capteurs automatisées et la validation en environnement dégradé (GNSS partiel, LiDAR bruité) seraient des pistes clés.

    En intégrant cette méthode dans les simulateurs comme RoadSimulator3, on améliore la cohérence des données entre capteurs et on réduit les efforts manuels de recalibrage. Ce processus représente un gain considérable en précision et en reproductibilité pour les essais sur route.

    🔗 Liens utiles

  • 📡 Fusion GNSS IMU autonome : une méthode fiable en 2024

    📡 Fusion GNSS IMU autonome : une méthode fiable en 2024

    La fusion GNSS IMU autonome est aujourd’hui une solution centrale pour améliorer la robustesse des systèmes de navigation embarqués. Dans leur publication “A Robust GNSS/IMU Fusion Approach Based on Vehicle Kinematics”, Alaba et al. (2024) démontrent comment combiner efficacement les données issues du GNSS et de l’IMU pour maintenir un positionnement précis dans les environnements urbains denses.

    🚗 Pourquoi la fusion GNSS IMU autonome est-elle cruciale ?

    Les zones dégradées, comme les canyons urbains ou les tunnels, perturbent souvent les signaux GNSS. La méthode proposée par Alaba repose sur un modèle cinématique du véhicule, intégrant les vitesses, accélérations et directions mesurées par les capteurs inertiels. Ce couplage renforce la continuité et la fiabilité de la localisation.

    🔍 Intégration dans RoadSimulator3

    Dans RoadSimulator3, intégrer une telle approche de fusion GNSS IMU autonome permettrait de simuler des pertes GNSS temporaires tout en maintenant une trajectoire réaliste. Cette avancée est essentielle pour évaluer la robustesse des algorithmes de navigation dans des conditions difficiles.

    🔗 Étude originale : Alaba et al., 2024 – arxiv.org/abs/2405.08119

    fusion GNSS IMU autonome