Catégorie : Vulgarisation

  • Simulation inertielle de trajectoires de véhicules : définition et cas d’usage

    Simulation inertielle de trajectoires de véhicules

    La simulation inertielle de trajectoires de véhicules désigne l’ensemble des méthodes permettant de générer des données simulées (accélérations, gyroscope, vitesse) à haute fréquence (10 Hz), sans recourir à des mesures terrain réelles.

    Simulation inertielle de trajectoires de véhicules

    Définition

    Elle repose sur des équations du mouvement et des modèles de dynamique véhicule pour simuler les données que produiraient des capteurs embarqués type IMU (Unité de Mesure Inertielle). Cela permet d’émuler la vitesse, les accélérations longitudinales, latérales, verticales et les rotations (gyroscopiques) du véhicule.

    Donnée simulée IMU : acc_x, acc_y, acc_z (m/s²), gyro_x, gyro_y, gyro_z (rad/s), échantillonnées à 10 Hz sur une trajectoire GPS.

    Usages

    • Validation de modèles de fusion capteurs (IMU + GNSS, IMU + odométrie)
    • Simulation de trajets logistiques dans des flottes de véhicules
    • Détection d’événements de conduite simulés (freinage, choc, virage serré)
    • Entraînement de modèles IA ou vérification de cohérence inertielle

    Applications dans RoadSimulator3

    Le simulateur RoadSimulator3 permet de produire des trajectoires GPS/IMU réalistes à 10 Hz avec injection de bruit, simulation de capteurs MEMS, et reconstruction de données cinématiques à partir de points GPS issus d’OSRM ou OSMnx.

    Chaîne de génération :

    • Trajectoire GPS issue d’OSRM / OSMnx
    • Interpolation à 10 Hz
    • Simulation IMU (acc_x, acc_y, acc_z, gyro_x…)
    • Ajout de bruit réaliste MEMS
    • Injection d’événements inertiels (freinage, virage, etc.)

    Pour aller plus loin

    📖 Ce contenu est lié à l’article Wikipédia :

    Simulation inertielle de trajectoires de véhicules
    .

  • Données brutes 10 Hz inertie véhicule : analyse enrichie

    Données brutes inertie véhicule : pourquoi 10 Hz change tout

    Les données brutes inertie véhicule enregistrées à haute fréquence (10 Hz) permettent une analyse fine de la dynamique. Contrairement aux compteurs ABC (accélération, freinage, virage), elles offrent une vision continue et exploitable scientifiquement.

    Pourquoi les compteurs ABC ne suffisent plus

    Un compteur d’événement est un indicateur binaire : il signale qu’un seuil a été franchi, sans indiquer la valeur physique réelle, la durée ou la forme de l’événement. Par exemple :

    • Un freinage « compté » ne dit rien de son intensité réelle
    • Un virage « compté » ne permet pas d’analyser la trajectoire
    • Les seuils utilisés sont opaques et différents selon les véhicules

    Données brutes inertie véhicule : capter la réalité

    À 10 Hz, on enregistre acc_x, acc_y, acc_z, vitesse, gyro… Ce niveau de granularité révèle :

    • La dynamique complète d’un virage (via gyro_z)
    • L’intensité d’un dos d’âne ou d’un freinage brusque
    • Les oscillations ou pics dus à la chaussée

    Visualisation : 10 Hz vs compteurs

    L’image ci-dessous illustre la différence entre une mesure continue et un simple déclencheur :

    données brutes inertie véhicule comparées aux compteurs ABC

    Conclusion : pour une vraie science du mouvement

    Les données brutes inertie véhicule sont indispensables pour la recherche, la simulation et la validation comportementale. Elles captent la dynamique réelle du véhicule à chaque instant.

    🔗 Voir l’étude associée sur la détection d’événements IMU

    🔗 Lire la publication scientifique sur la fusion GPS-IMU

  • Détection de virages véhicule autonome : un indicateur clé du style de conduite

    Détection de virages véhicule autonome : un indicateur clé du style de conduite

    Dans l’analyse inertielle, la détection de virages véhicule autonome est bien plus qu’une question de géométrie. Elle permet de mieux comprendre le comportement d’un conducteur (humain ou logiciel), de détecter les changements d’environnement, et de qualifier la trajectoire d’un véhicule dans son contexte réel.

    Pourquoi détecter un virage ?

    Un virage n’est pas simplement un changement de direction. C’est un moment où le véhicule subit une accélération latérale (acc_y), un changement de cap (heading) et souvent une adaptation de la vitesse. Ces éléments traduisent des choix de conduite, une réactivité, ou même une contrainte de la route (rond-point, bretelle, croisement).

    Quels indicateurs inertiels apparaissent ?

    • Accélération latérale (acc_y) détectée via l’IMU
    • Variation de cap (delta heading) sur quelques secondes
    • Vitesse de rotation (gyro_z) indiquant le degré de courbure

    Ces indicateurs sont utilisés dans des fonctions de détection automatique, comme celles intégrées à RoadSimulator3.

    Applications pratiques

    La détection de virages véhicule autonome sert à :

    • Qualifier le style de conduite (agressif, prudent, fluide)
    • Identifier des événements dangereux (virages pris trop vite)
    • Valider une simulation inertielle (présence réaliste de virages)
    • Adapter dynamiquement la vitesse dans les courbes

    Conclusion

    Les virages sont des moments révélateurs dans une trajectoire. Leur détection permet non seulement de mieux simuler, mais aussi d’interpréter le comportement d’un véhicule autonome. Un simulateur comme RoadSimulator3 peut injecter, puis détecter ces signatures, garantissant ainsi la cohérence inertielle d’un trajet synthétique.

    détection de virages véhicule autonome avec acc_y et gyro_z
    Illustration de la détection inertielle d’un virage
  • Données brutes 10 Hz inertie véhicule : pourquoi les compteurs ne suffisent pas

    Données brutes 10 Hz inertie véhicule : pourquoi les compteurs ne suffisent pas

    Pourquoi parler de données brutes 10 Hz plutôt que de simples compteurs de conduite ? Parce que cette fréquence inertielle permet d’observer la réalité physique du véhicule (freinage, virage, choc), pas seulement un score de conduite marketing. C’est exactement le type de données qu’utilisent les équipes R&D mobilité et assurance dans leurs travaux techniques publics, par exemple chez TNO Automotive.

    Ces données brutes 10 Hz sont au cœur de la recherche sur la mobilité intelligente et permettent d’analyser le risque routier en combinant inertie, GNSS et comportement du conducteur.

    Mesure inertielle 10 Hz issue d’un capteur véhicule simulé dans RoadSimulator3 : accélération longitudinale, latérale et vitesse alignées dans le temps.

    Pour mieux comprendre les enjeux de la mesure inertielle à haute fréquence, découvrez la page officielle de RoadSimulator3 (RS3), un simulateur avancé dédié à la modélisation réaliste de la conduite.

    🔗 Ce billet prolonge la présentation du simulateur inertiel RS3, en expliquant pourquoi la fréquence 10 Hz et les données brutes sont indispensables à la modélisation de la conduite.

    Compteurs ABC : un résumé souvent trop flou

    Les compteurs ABC — Acceleration, Braking, Cornering — sont des marqueurs logiques, pas des données brutes 10 Hz. Ils signalent qu’un seuil a été franchi, sans exposer les données physiques sous-jacentes. Ils ne disent rien de :

    • la valeur d’accélération maximale atteinte
    • la durée exacte de l’événement
    • la signature inertielle (bruit, pics, oscillations)

    De plus, les seuils de déclenchement sont souvent inconnus ou propriétaires. Ce flou rend leur interprétation difficile, et leur comparaison impossible entre véhicules ou contextes.

    Données brutes 10 Hz : la richesse du mouvement réel

    À l’inverse, une IMU à 10 Hz vous donne acc_x, acc_y, acc_z, gyro, vitesse… synchronisés. Cela permet :

    • de détecter précisément un dos d’âne
    • de mesurer l’intensité d’un freinage
    • d’analyser un virage via gyro_z

    C’est l’échantillonnage de la réalité, pas son résumé.

    Au-delà de la simple mesure, ces données à haute fréquence jouent un rôle crucial dans la sécurité routière. En capturant avec précision les comportements du conducteur et les événements routiers (comme les dos d’âne, freinages brusques, ou virages serrés), elles permettent d’identifier les situations à risque. Ces informations alimentent des modèles statistiques et algorithmiques qui évaluent le risque de collision ou d’accident, facilitant ainsi la mise en place de systèmes d’alerte précoces, l’amélioration des infrastructures, et la personnalisation des conseils de conduite.

    Pourquoi la granularité 10 Hz est indispensable

    À 1 Hz, vous ratez les variations soudaines. À 10 Hz, vous captez les détails du geste : freinage, choc, virage. C’est cette granularité temporelle qui permet la détection fine et la simulation réaliste.

    Cette granularité est aussi au cœur de nombreux usages pratiques. En diagnostic de conduite, elle permet d’identifier précisément les comportements à risque ou inefficaces. Dans le secteur de l’assurance, ces données fines facilitent la tarification basée sur la conduite réelle (assurance comportementale). Pour l’éco-conduite, elles offrent un retour détaillé permettant d’optimiser la consommation de carburant. Enfin, en maintenance prédictive, l’analyse des vibrations et accélérations à haute fréquence permet de détecter précocement des anomalies mécaniques, évitant ainsi des pannes coûteuses.

    Pour en savoir plus sur l’importance de la mesure inertielle, consultez également ce rapport de l’ETSI sur les capteurs embarqués.

    Comparatif synthétique

    Compteurs « ABC » classiques Données brutes 10 Hz (IMU + GNSS)
    Information binaire (flag « freinage fort ») Valeurs continues (acc_x, acc_z, gyro_z, vitesse…)
    Seuils opaques ou arbitraires Unités physiques mesurées (m/s², °/s, m/s)
    Profil d’événement inconnu Forme et durée mesurables (pic, plateau, relâchement)
    Non réplicable / non simulable Rejouable, comparable, intégrable dans la simulation RS3

    Visualisation de données brutes 10 Hz pour la conduite inertielle simulée avec RoadSimulator3

    Au‑delà de la donnée : vers la compréhension du geste conducteur

    La mesure inertielle haute fréquence ouvre la voie à une analyse comportementale avancée du conducteur. En observant la dynamique fine des gestes, il devient possible de modéliser des aspects humains complexes tels que la fatigue, l’anticipation ou la régularité de conduite. Cette compréhension approfondie permet non seulement d’améliorer la sécurité mais aussi d’adapter les systèmes d’assistance à la conduite (ADAS) aux profils individuels, contribuant ainsi à une conduite plus sûre et plus confortable.

    Pourquoi RoadSimulator3 mise sur le 10 Hz et pas seulement sur des compteurs

    Parce qu’une vraie science de la conduite passe par : des signaux capteurs simulés, un export inertiel + GNSS à 10 Hz, et une fidélité temporelle complète.

    Cette approche positionne RoadSimulator3 en phase avec les attentes des chercheurs et industriels. Elle facilite la simulation précise des risques routiers, le développement et la calibration des systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS), ainsi que la validation de modèles d’éco-conduite. En offrant une plateforme réaliste et détaillée, RS3 contribue activement à l’innovation dans le domaine de la mobilité intelligente.

    En clair : si vous n’avez pas accès aux données brutes 10 Hz, vous ne pouvez pas qualifier finement le risque conducteur, ni modéliser l’impact énergétique d’un trajet, ni rejouer la scène en simulation. Et ça, ni un compteur « Freinage fort », ni un score conducteur sur 5 étoiles ne vous le donneront.

    Cette approche positionne RoadSimulator3 en phase avec les attentes des chercheurs et industriels. Elle facilite la simulation précise des risques routiers, le développement et la calibration des systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS), ainsi que la validation de modèles d’éco-conduite. En offrant une plateforme réaliste et détaillée, RS3 contribue activement à l’innovation dans le domaine de la mobilité intelligente.

  • Fréquence 10 Hz analyse inertielle conduite : pourquoi c’est indispensable

    Fréquence 10 Hz analyse inertielle conduite : pourquoi c’est indispensable

    En simulation ou en détection d’événements, la fréquence 10 Hz analyse inertielle conduite est un standard pour saisir la dynamique réelle d’un véhicule. En dessous, certains signaux critiques disparaissent ou deviennent impossibles à détecter.

    Comprendre la fréquence d’échantillonnage

    Un capteur IMU mesure l’accélération et la rotation du véhicule à intervalles réguliers. Une fréquence de 10 Hz signifie une mesure toutes les 100 ms. À 1 Hz, vous n’avez qu’une mesure par seconde : autant dire un flou complet sur les freinages ou virages rapides.

    Que se passe-t-il à basse fréquence ?

    • Les événements rapides (freinages, dos d’âne) sont totalement lissés
    • Les pics d’accélération (acc_x, acc_z) ne sont pas capturés
    • Les changements de direction (virages) sont invisibles dans gyro_z
    • Les signatures inertielle typiques deviennent indétectables

    En dessous de 5 Hz, il est pratiquement impossible de détecter un freinage de 0,5 seconde ou un virage de 2 secondes.

    Pourquoi 10 Hz est un bon compromis ?

    À 10 Hz, la majorité des événements de conduite sont bien échantillonnés :

    • On détecte les ralentisseurs (variation acc_z sur 0.5 s)
    • On distingue les accélérations franches (pic acc_x)
    • On peut reconstruire un virage via gyro_z ou delta heading

    C’est la fréquence retenue par RoadSimulator3, mais aussi dans des bases de données comme KITTI, nuScenes ou UrbanNav.

    Données IMU : brutes ou filtrées ?

    Une autre confusion fréquente vient des données dites « inertielle véhicule ». Dans beaucoup de véhicules modernes, les signaux issus des calculateurs (ECU) ou du bus CAN semblent déjà donner une fréquence de 10 Hz ou 50 Hz. Mais attention : ces données ne sont pas brutes.

    • des filtres de Kalman ou de moyennage sur les accélérations et gyroscopes
    • des algorithmes de fusion multi-capteurs (IMU + roues + GPS)
    • des modèles prédictifs qui lissent ou interpolent les mesures

    Résultat : les pics d’accélération, les chocs ou variations soudaines sont atténués, voire complètement supprimés. Pour la détection d’événements de conduite (freinage, choc, nid de poule), cela pose un problème.

    C’est pourquoi les simulateurs comme RoadSimulator3 utilisent des données inertielles simulées à 10 Hz directement au niveau capteur, en ajoutant le bruit et la variabilité des capteurs MEMS bruts.

    Freinage, virage… ce n’est pas suffisant pour faire de la vraie science

    Dans certains projets industriels, on se contente de capteurs simples : freinage activé, clignotant, accélérateur, vitesse. Cela peut suffire pour la télématique basique ou l’assurance auto. Mais dès qu’on veut faire de la vraie analyse inertielle scientifique, ce n’est plus suffisant.

    • la forme du freinage (progressif, brusque, erratique)
    • le profil d’un virage (angle, rayon, vitesse de passage)
    • la courbure locale de la route ou les chocs ressentis

    Pour cela, il faut des données inertielles brutes, à haute fréquence, et idéalement synchronisées avec les données GNSS et un modèle de véhicule. C’est ce que propose RoadSimulator3 avec son export à 10 Hz complet, incluant acc_x, acc_y, acc_z, gyro, heading, vitesse et événements simulés.

  • Formats de données liés à OpenStreetMap

    Format PBF OpenStreetMap : pourquoi l’utiliser ?

    Illustration du format PBF OpenStreetMap

    Le format PBF OpenStreetMap est un format de fichier binaire compressé permettant de stocker efficacement les données géographiques issues d’OpenStreetMap. Il est devenu incontournable pour les développeurs, cartographes et spécialistes SIG à la recherche de performance.

    💾 Un format compact et rapide

    Contrairement au format XML .osm, le format PBF est plus léger et plus rapide à charger. Il convient parfaitement aux analyses massives et à l’intégration dans des pipelines automatisés. Sa structure binaire permet un traitement plus fluide, en particulier avec des outils comme Osmium ou osmconvert.

    📌 Quand utiliser le format PBF ?

    Le format PBF OpenStreetMap est recommandé dans les situations suivantes :

    • Importation rapide dans des bases de données cartographiques (ex. PostGIS).
    • Traitement de grandes régions géographiques (> 100 Mo de données OSM).
    • Simulation de trajets avec des outils comme RoadSimulator3.

    🔗 Pour aller plus loin

    Consultez la documentation officielle du format PBF sur le wiki OpenStreetMap pour découvrir ses spécifications détaillées et outils compatibles.

    Article rédigé par l’équipe RoadSimulator3. Sources : OpenStreetMap Wiki, Osmium Tool.

    Mots-clés : format PBF, OpenStreetMap, OSM, fichier cartographique, données géographiques, osmconvert, osmium

  • Comment simuler des trajets véhicules réalistes à 10 Hz : inertie, topographie, météo, typologie routière et événements de conduite

    Comment simuler des trajets véhicules réalistes à 10 Hz : inertie, topographie, météo, typologie routière et événements de conduite

    1. Introduction

    Dans un contexte où les véhicules connectés, les systèmes ADAS et la recherche sur la mobilité intelligente se développent, la simulation réaliste de trajectoires est devenue essentielle. RoadSimulator3 propose une approche intégrant GPS, inertie, météo, topographie et typologie de route à une fréquence de 10 Hz, permettant de valider des algorithmes embarqués ou d’entraîner des modèles IA.

    2. Génération d’un trajet GPS cohérent avec OSRM

    Le moteur de routage OSRM permet de suivre les routes réelles avec précision. La version locale garantit un contrôle total. En combinant des points de livraison simulés, OSRM produit un itinéraire réaliste sur 100—400 km.

    3. Ajout d’une couche inertielle réaliste

    La simulation de données IMU (accéléromètre) inclut :

    • Freinages brusques
    • Accélérations vives
    • Dos d’âne, chocs trottoir, nids-de-poule
    • Courbure et accélération latérale dans les virages

    4. Enrichissement avec la topographie

    L’intégration des MNT (SRTM, Copernicus) permet de calculer la pente, l’altitude, le dévers, qui influent directement sur l’accélération verticale et la dynamique du véhicule.

    5. Modulation par la météo

    Des sources comme OpenWeather ou Météo-France peuvent enrichir chaque point du trajet avec : température, humidité, vent, conditions glissantes. Ces paramètres modulent la vitesse et la réactivité du véhicule simulé.

    6. Intégration de la typologie routière

    Les attributs OSM comme highway=residential, tertiary, motorway permettent de moduler la vitesse cible. Les régions sinueuses imposent un abaissement progressif de la vitesse via des modèles de sinuosité.

    7. Export & visualisation

    RoadSimulator3 génère :

    • CSV normalisé avec timestamp, GPS, IMU, événements
    • JSON prêt pour applications web
    • Carte interactive HTML
    • Graphiques de vitesse et carte statique PNG

    8. Applications concrètes

    Parmi les usages :

    • Validation de capteurs embarqués GNSS/IMU
    • Entraînement IA pour détection de comportements
    • Tests ADAS, analyse d’accidents simulés
    • Recherche en géographie, mobilité, smart cities

    9. Conclusion

    Simuler un trajet véhicule à 10 Hz, avec une inertie et des conditions réalistes, est aujourd’hui possible avec RoadSimulator3. En combinant des données ouvertes, une modélisation inertielle rigoureuse, et des visualisations claires, le simulateur devient un outil clé pour la mobilité du futur.

  • Le Format PBF d’OpenStreetMap : Stockage Cartographique Efficace

    Format PBF OpenStreetMap : stockage compact pour la cartographie

    Le format PBF OpenStreetMap (Protocolbuffer Binary Format) est une version binaire compressée du célèbre format XML d’OpenStreetMap. Il permet d’alléger considérablement la taille des fichiers tout en accélérant leur traitement. Cette efficacité le rend particulièrement adapté aux systèmes embarqués ou aux plateformes de simulation comme RoadSimulator3.

    Pourquoi le format PBF est-il utile ?

    Le format PBF est pris en charge par de nombreux outils, notamment Osmconvert pour les extractions et conversions rapides, ou encore Osmium et Osmosis pour la gestion et le filtrage des données.

    Applications dans RoadSimulator3

    Dans notre projet RoadSimulator3, le format PBF est utilisé comme source de vérité géographique. Grâce à sa structure optimisée, il facilite l’interpolation, la construction de graphes routiers et la génération de trajets réalistes à haute fréquence.

    Téléchargement des fichiers PBF

    Les fichiers au format PBF sont disponibles sur Geofabrik, une plateforme de référence proposant des découpes régionales d’OpenStreetMap. Il est recommandé de choisir des extractions régionales adaptées à vos besoins pour réduire la charge mémoire.

    Mots-clés : format PBF OpenStreetMap, données cartographiques compressées, OSM, Osmconvert, Osmosis, Geofabrik, simulation

  • OSMnx : une API puissante mais coûteuse en temps sans graphes locaux

    OSMnx : Un outil essentiel pour l’analyse et la simulation routière

    OSMnx est une bibliothèque Python incontournable pour la récupération et l’analyse de réseaux routiers basés sur OpenStreetMap. Elle permet en quelques lignes de code de :

    • Télécharger des graphes routiers par ville, département ou région.
    • Générer des graphes orientés ou non orientés pour les modes de déplacement (voiture, vélo, piéton).
    • Calculer des itinéraires, des centralités, la densité urbaine, etc.
    • Exporter les graphes au format GraphML ou shapefile.

    Cependant, son usage repose sur des appels API à OpenStreetMap, ce qui entraîne plusieurs limites en pratique.

    La dépendance à l’API et ses inconvénients

    Utiliser OSMnx en direct nécessite une connexion Internet constante et expose à plusieurs risques ou contraintes :

    1. Limitations API OSM : OSM impose des quotas pour éviter les abus. Cela limite la récupération de graphes volumineux comme un département entier.
    2. Délais de téléchargement : Extraire un réseau routier dense (ex : Île-de-France) peut prendre plusieurs dizaines de minutes, voire échouer.
    3. Données dynamiques : Les données peuvent varier au fil du temps, rendant la reproductibilité difficile si l’on ne stocke pas les versions utilisées.
    4. Pas de graphes pré-construits publics : Il n’existe pas de dépôt officiel proposant les graphes OSMnx prêts à l’emploi au format GraphML pour les régions françaises ou mondiales.

    Générer ses propres fichiers GraphML : un processus long

    La solution classique consiste à générer soi-même les fichiers GraphML à partir des données OSM. Mais cela présente plusieurs inconvénients :

    • Il faut maîtriser la configuration d’OSMnx pour obtenir un graphe filtré et cohérent.
    • Le processus est lent pour des régions étendues.
    • Le stockage et la maintenance des fichiers deviennent une charge pour les utilisateurs non experts.

    ReadyData : l’alternative immédiate pour les graphes par département

    Pour contourner ces limitations, ReadyData, proposé avec RoadSimulator3, met à disposition une collection complète de graphes OSMnx pré-calculés par département français :

    • Chaque graphe est fourni en format GraphML, prêt à l’emploi.
    • Les graphes incluent les typologies routières, nécessaires pour la simulation inertielle et contextuelle.
    • Gain de temps immédiat : pas besoin de script ou de connexion API OSM pour travailler sur un territoire donné.

    Cette approche permet aux utilisateurs de RoadSimulator3, ou de pipelines data science, d’accélérer leur prototypage et d’assurer la reproductibilité des analyses géographiques et routières.

    Conclusion

    OSMnx reste une bibliothèque fondamentale pour la recherche et l’ingénierie routière, mais sa dépendance à l’API et l’absence de graphes publics pré-construits freinent son adoption directe à grande échelle. ReadyData comble ce vide en fournissant des graphes prêts par département, contribuant à une exploitation immédiate pour les simulations, la mobilité intelligente ou la recherche en IA embarquée.

  • Qu’est-ce que le SRTM ?

    Définition

    Le SRTM (Shuttle Radar Topography Mission) est un projet international mené par la NASA et la NGA (National Geospatial-Intelligence Agency).
    Il a pour objectif de cartographier la topographie de la surface terrestre en haute résolution à l’aide de radars embarqués à bord de la navette spatiale Endeavour en février 2000.


    Données produites

    • Modèle Numérique d’Élévation (MNE) mondial.
    • Résolutions :
    • 30 mètres (~1 arc-second) pour les États-Unis.
    • 90 mètres (~3 arc-seconds) pour le reste du monde (version initiale).
    • Depuis 2015, les données à 30m sont disponibles mondialement.
    • Format : fichiers raster au format GeoTIFF.

    Applications

    • Études de terrain et d’altitude.
    • Modélisation hydrologique.
    • Simulation de propagation radio ou télécom.
    • Visualisation 3D des paysages.
    • Calculs de pentes, dévers et courbures dans des applications comme :
    • SIG (QGIS, ArcGIS)
    • simulation inertielle ou géographique

    Accès

    Les données SRTM sont :

    • Gratuites.
    • Téléchargeables via :
    • Le portail de la NASA Earthdata.
    • USGS Earth Explorer.
    • Plateformes comme OpenTopography.

    Résumé

    Le SRTM est une source essentielle pour les modèles d’altitude globale, bien qu’il existe désormais des alternatives plus précises comme :

    • Copernicus DEM
    • ASTER GDEM